Les doctorurales

Faire une thèse en sciences humaines est le plus souvent synonyme de solitude intellectuelle. Fort de ce constat, le Pôle Rural essaye, depuis quelques années, de créer une dynamique d’échange et de solidarité entre ses membres. Ces échanges internes se font principalement entre géographes et historiens, entre doctorants de différents niveaux, mais également entre doctorants et étudiants de master. Si cette synergie est primordiale et doit continuer à se développer, il paraît important d’aller plus loin en créant un espace de partage avec d’autres étudiants ruralistes.

Le Pôle de la MRSH de Caen (avec le CRHQ & ESO) et le CERAMAC de la MSH de Clermont-Ferrand entretiennent des relations privilégiées par leur intérêt commun pour la ruralité. C’est donc tout naturellement que l’idée d’une rencontre entre les doctorants en histoire, géographie et sociologie de ces deux structures s’est forgée. Néanmoins, en plus de ces ruralistes, d'autres doctorants de l'université de Rennes 2, de l'université de Bretagne Occidentale de Brest et de l'EHESS à Paris ont été conviés cette année. Il s’agit de faire se rencontrer des jeunes chercheurs pour échanger sur des thématiques pluridisciplinaires liées à la ruralité et de leur offrir un espace de réflexion favorisant le développement des thèses de chacun. Ce projet est porté par les doctorants avec l’aide de leurs directeurs de recherche. Il doit répondre aux interrogations, aux besoins et aux attentes de ces doctorants. Les prochaines « doctorurales » auront lieu à la MRSH de l’université de Caen, les 13 et 14 décembre 2012.

 La thématique de cette troisième édition est : « Temps, temporalité, périodisation et durée ». Quatre ateliers avec des sous-thèmes seront organisés.

- Sous-thème 1 : « Hormis l’exercice de style souvent imposé, y a-t-il un intérêt à avoir des bornes chronologiques précises dans son sujet ? Comment et pourquoi périodiser le temps en science sociale ? » - Sous-thème 2 : « Un chercheur occidental coure-t-il plus de risques qu’un autre à avoir recours à une dimension temporelle dans son travail, du fait de sa possible vision linéaire et de sa conception progressiste du temps ? » - Sous-thème 3 : « Comment faire pour que l’approche temporelle en géographie ne soit pas une simple caution historique, mais apporte vraiment à la réflexion ? » - Sous-thème 4 : « Le temps long et le temps court. Une étude sur la longue durée n’est-elle rien d’autre qu’un empilement de situations historiques ? A contrario, une étude sur la courte durée est-elle flottante dans le temps ? »