Présentation

Le CERREV est une Unité de Recherche de l'Université de Caen Normandie (UR 3918), intégrée au sein des laboratoires de la MRSH (UAR 3486 CNRS) - Campus 1.

Co-Direction :

  • Directeur : Frédérick LEMARCHAND, Professeur des Universités en Sociologie
  • Directrice : Agnès SALINAS, Maître de Conférences HDR en Psychologie

Objet des travaux de recherche :

L’objectif du CERREV est d’analyser dans une perspective pluridisciplinaire (anthropologie, psychologie, santé publique, sociologie) les risques et les vulnérabilités individuels et/ou collectifs dans les sociétés contemporaines qu’elles soient occidentales ou non.

Compétences

  • Socio-anthropologie des risques technoscientifiques et industriels (Tchernobyl, nucléaire, amiante, OGM, nanotechnologie, pesticides, violence au travail…)
  • Socio-anthropologie des conduites à risques : excès de vitesse ; influence de l’alcool et des stupéfiants ; sports ou loisirs extrêmes
  • Socio-anthropologie du développement durable : système d’acteurs favorables ou contestant les projets d’énergie renouvelable ; traitement des déchets
  • Sociologie de l’espace : aménagement, théories du paysage, représentation des habitants de leur cadre de vie
  • Sociologie rurale : analyse du développement rural et aménagement du territoire ; mise en œuvre d’une agriculture périurbaine
  • Épistémologie et évaluation des méthodes et outils issus des sciences de l’ingénieur en matière d’organisation, d’administration et de management
  • Sociologie de la connaissance, de l’innovation et de la technologie
  • Psycho-sociologie du travail et des organisations
  • Anthropologie de la santé : maladie, prévention, guérison, systèmes de soins, vieillesse, handicaps, troubles somatiques…
  • Psychologie clinique et pathologique : vulnérabilité psychique liée à des conflits et/ou des traumatismes actuels ou passés
  • Psychologie cognitive : langage, mémoire, perception, évaluation, jugement, décision, diagnostic
  • Socio-anthropologie de la famille : couple, pluriparentalité, intimité, sexualité, fraternité d’accueil, vie quotidienne
  • Anthropologie du symbolique & psychologie politique : persuasion, crises, populisme, leadership charismatique, propagande
  • Sociologie politique du sport

 


Nos thématiques de recherche pour 2022-2026 en cours de finalisation :


Le concept de transition écologique, popularisé à la suite des travaux de Rob Hopkins, regroupe un ensemble de principes et de pratiques formés à partir des expérimentations et des observations d'individus, de groupes, de villages, villes ou communes, lorsqu’ils ont commencé à travailler sur les problématiques de résilience locale, d'économie en boucle et de réduction des émissions de CO2. Ces principes ont été déclinés dans les domaines de l’agriculture, des usages dans les villes (avec le mouvement des villes en transition) ou plus généralement avec le principe de résilience. De nombreuses collectivités (villes, Départements, Régions), envisagent un nouveau modèle de développement en transition. Le rôle du CERREV est d’accompagner de manière réflexive et donc scientifique une approche pluridisciplinaire du changement social pour la mise en œuvre de ce changement social tout en questionnant les fondements conceptuels et épistémologiques de telles démarches.

L’altération technique et sociale des modalités de circulation de messages par la généralisation de l’informatique connectée suscite de nombreuses interrogations. La mise à distance des idéaux fondateurs de l'internet et des dystopies réactionnaires qu'il a suscité dissipe progressivement les illusions du progrès technologique pour mettre en lumière un phénomène paradoxal qu’il est fondamental d’appréhender pour comprendre les transformations contemporaines : une concentration inédite du capital financier et informationnel qui est simultané à une distribution tout aussi inédite de l’accès à l’information, à la parole publique et à la production/diffusion de contenus artistiques ou informationnels. Les transformations des infrastructures et registres de communication affectent ainsi par des moyens très diversifiés les modes d’organisation sociale, recomposant les frontières entre différents groupes sociaux et politiques, les touchant depuis leurs propriétés les plus objectives à grande échelle jusqu’à l’expérience et à l’existence intime des agents sociaux.

Ce programme propose d’étudier les rapports entre santé, corps, et société, depuis les politiques sociales et sanitaires en passant par les organisations de prise en charge et de soins des populations dites « vulnérables », ceci en portant une attention aux expériences et trajectoires des non-professionnels (patients, proches) et des professionnels de la santé et du social. Les recherches sont attentives au contexte de transformation des institutions médicales et médico-sociales dans lesquelles se déploient ces expériences et trajectoires, et qui se traduit par un mouvement de rationalisation, de technologisation et d’« humanisation » des soins. Le programme invite à une analyse fine de la diversité des mondes sociaux et médicaux dans lesquels les professionnels et les non-professionnels sont conduits à circuler, des usages qu’ils font de ces mondes et des logiques qui leurs sont associées, de la pluralité des normes morales et des ressources sociales qu’ils mobilisent en contexte. Il propose de favoriser des dialogues avec les disciplines des sciences humaines et sociales (sociologie, anthropologie, géographie, droit, lettres et arts du spectacle, etc.) et les sciences de la santé (épidémiologie, santé publique, etc.), tout en poursuivant des réflexions épistémologiques et méthodologiques sur les approches et notions les plus à même de décrire et comprendre les phénomènes de vulnérabilité socio-sanitaires. Des perspectives comparatives partant des travaux empiriques des chercheur-e-s du programme seront encouragées à travers la mise en place de séminaires et de projets de recherche communs.

Ce thème s’intéresse à la question du travail dans nos sociétés contemporaines et, plus spécifiquement, aux frontières du travail et à l’articulation des temps sociaux. Les recherches y étudient le « problème » et les tensions dans l’articulation des temps sociaux dans un contexte de précarisation et de fragilisation de la condition salariale. Elles intègrent aussi une réflexion sur les mouvements sociaux et leurs temporalités. Ces questions peuvent être abordées par l’étude des expériences subjectives des travailleurs.euses recueillies lors d’enquêtes de terrain, articulée à des enjeux théoriques, en particulier sur la pertinence d’une définition extensive du travail en sciences sociales.

Les recherches visent à faire le point sur l’impact identitaire de sujets contraints à des parcours migratoires. Dans un monde qui s’observe maintenant de façon globale, l’objectif est de cibler les ressources, les opportunités ainsi que les risques liés à cette circulation internationale. L’obligation d’inclusion sociale et scolaire en France génère un intérêt de la recherche à formuler des objectifs et à trouver des guides à l’action pour des partenaires sociaux souvent en manque de réflexion théorique précise et en manque d’outils en matière d’éducation, et de développement socio-identitaire.

Notre recherche pluridisciplinaire s’intéressera à la variété de ce que recouvre le terme de critique, en croisant les pratiques et les procédures épistémologiques. Quatre champs : la philosophie, la littérature, la sociologie et le cinéma, sont sélectionnés, à partir desquels nous souhaitons mettre en perspectives la question critique. En effet, les philosophes, au cours du XVIIIe siècle, ont pensé la critique à l’aune de l’esthétique. Tandis qu’au XIXe, avec le développement de la presse, la critique est devenue un genre littéraire, un domaine d’expertise pour les écrivains. Dans le même temps, la sociologie s’est constituée en critique du social. Autant d’interrogations qu’on retrouve dans le projet d’histoire du cinéma, tel qu’il est mené à son origine, en France, par des critiques. Spécificités théoriques et historiques qui font écho d’une discipline à l’autre, d’un siècle à l’autre, et à partir desquelles nous questionnerons les acceptions contemporaines.

 


Nos thématiques de recherche pour 2016 - 2021 :